Dans les domaines de l’électricité, de l’électronique, de l’audiovisuel, de l’informatique ou encore des télécommunications, on rencontre régulièrement des références telles que IEC 60529, IEC 60320, IEC 60958 ou IEC 62368-1.
Ces références correspondent à des normes publiées par l’IEC, l’International Electrotechnical Commission, appelée en français CEI – Commission électrotechnique internationale.
Mais qu’est-ce exactement que l’IEC ? Pourquoi existe-t-elle ? Comment une norme IEC est-elle créée ? Et quelle différence existe-t-il entre une norme IEC, une norme EN ou une norme NF ?
Qu’est-ce que l’IEC ?
L’IEC – International Electrotechnical Commission est une organisation internationale chargée de développer et de publier des normes internationales concernant principalement :
- l’électricité ;
- l’électronique ;
- l’électrotechnique ;
- l’énergie ;
- les composants électriques et électroniques ;
- les équipements audio et vidéo ;
- certaines technologies numériques ;
- les systèmes industriels ;
- la compatibilité électromagnétique ;
- la sécurité électrique ;
- les méthodes de mesure et d’essai.
Fondée en 1906, l’IEC constitue aujourd’hui l’une des principales organisations mondiales de normalisation dans le domaine des technologies électriques et électroniques.
Son objectif n’est pas de fabriquer des appareils ou de développer des technologies commerciales. Elle fournit plutôt un cadre international permettant à des spécialistes provenant de différents pays de définir ensemble des spécifications techniques communes.
IEC ou CEI ?
Les deux acronymes désignent la même organisation.
IEC correspond au nom anglais :
International Electrotechnical Commission
En français, elle est appelée :
Commission électrotechnique internationale – CEI
Dans la documentation technique et sur les équipements, l’acronyme IEC est néanmoins extrêmement courant, y compris dans les pays francophones.
On rencontrera donc généralement une référence comme :
IEC 60529
plutôt que :
CEI 60529
Les deux font référence au même système de normalisation international.
Pourquoi les normes IEC existent-elles ?
Pour comprendre l’utilité de l’IEC, imaginons un monde dans lequel chaque constructeur développerait ses équipements sans règles communes.
Un fabricant pourrait employer ses propres méthodes de mesure, un autre ses propres connecteurs, tandis qu’un troisième utiliserait des critères totalement différents pour définir la résistance de son produit à l’eau ou aux poussières.
Comparer les équipements deviendrait extrêmement difficile.
Les normes permettent justement d’établir un langage technique commun.
Elles peuvent définir :
- des caractéristiques mécaniques ;
- des caractéristiques électriques ;
- des dimensions ;
- des connecteurs ;
- des méthodes de mesure ;
- des méthodes d’essai ;
- des exigences de sécurité ;
- des niveaux de performance ;
- des classifications ;
- des interfaces de communication ;
- des méthodes permettant de vérifier la conformité d’un produit.
L’IEC fournit ainsi un cadre permettant aux fabricants, ingénieurs, laboratoires, organismes de certification et autorités de travailler sur des références techniques communes.
Un exemple concret : l’indice IP
L’un des exemples les plus faciles à comprendre est celui des indices de protection IP.
On rencontre fréquemment des indications telles que :
IP20
IP44
IP54
IP65
IP67
Ces codes ne sont pas choisis librement par les fabricants.
Le système de classification est défini par la norme IEC 60529, qui concerne les degrés de protection procurés par les enveloppes des matériels électriques.
Dans un code tel que :
IP65
les chiffres possèdent une signification précise.
Le premier chiffre indique notamment le niveau de protection vis-à-vis de la pénétration de corps solides.
Le second chiffre indique le niveau de protection vis-à-vis de la pénétration d’eau.
Ainsi, deux fabricants affirmant qu’un équipement est IP65 doivent normalement se référer aux mêmes critères et méthodes d’évaluation.
C’est précisément l’un des avantages de la normalisation : transformer une affirmation commerciale en une caractéristique technique définie selon des critères communs.
Comment une norme IEC est-elle créée ?
Une norme IEC n’est pas simplement écrite par une personne travaillant seule dans un bureau.
L’IEC fournit une structure dans laquelle des experts internationaux peuvent travailler ensemble. Chaque pays membre participe notamment par l’intermédiaire de son comité national.
Selon l’IEC, des milliers d’experts participent à ce travail international ; son environnement de normalisation regroupe près de 20 000 experts.
Ces spécialistes peuvent provenir de nombreux secteurs :
- constructeurs ;
- intégrateurs ;
- laboratoires ;
- universités ;
- organismes de recherche ;
- administrations ;
- organismes de certification ;
- utilisateurs professionnels ;
- opérateurs industriels.
Le principe fondamental est de parvenir à un consensus technique international.
Les comités techniques de l’IEC
Le travail de normalisation est organisé en différents groupes spécialisés.
On rencontre notamment les termes :
TC – Technical Committee
et :
SC – Subcommittee
Un Technical Committee, ou comité technique, travaille sur un domaine particulier.
Il peut ensuite être divisé en sous-comités lorsque le domaine est suffisamment vaste.
Des groupes de travail regroupant des spécialistes sont ensuite chargés d’élaborer ou de faire évoluer les différents documents techniques.
Le but est de faire travailler ensemble les spécialistes concernés plutôt que d’imposer une solution développée par un seul constructeur ou un seul pays.
Une norme n’est jamais vraiment figée
Les technologies évoluent.
Les méthodes de fabrication changent, de nouveaux risques apparaissent et de nouvelles technologies sont développées.
Les normes doivent donc elles aussi évoluer.
Une norme IEC peut connaître différentes :
- éditions ;
- révisions ;
- corrections ;
- modifications.
On peut par exemple rencontrer une référence comportant :
AMD
pour Amendment, c’est-à-dire un amendement.
Ou :
COR
pour Corrigendum, correspondant à une correction.
La norme IEC 60529, par exemple, a fait l’objet de plusieurs amendements et corrections depuis son édition initiale de 1989.
Il est donc important, lorsque l’on travaille professionnellement avec une norme, de vérifier l’édition exacte et les éventuels amendements applicables.
Quelques exemples de normes IEC
L’IEC intervient dans un nombre considérable de domaines. Certaines références sont particulièrement intéressantes pour les métiers de l’électricité, de l’audiovisuel et de l’informatique.
IEC 60529 – Les indices IP
Comme nous l’avons vu précédemment, IEC 60529 définit la classification des degrés de protection procurés par les enveloppes des équipements électriques.
Elle est notamment à l’origine des classifications :
IP20, IP44, IP54, IP65, IP67, etc.
IEC 60320 – Les connecteurs d’alimentation
La famille IEC 60320 concerne des connecteurs destinés au raccordement électrique de nombreux appareils.
On retrouve notamment dans cette famille les connecteurs très courants désignés :
C13
et :
C14
Ces connecteurs sont utilisés sur une multitude d’équipements :
- ordinateurs ;
- écrans ;
- amplificateurs ;
- appareils audiovisuels ;
- équipements réseau ;
- appareils de mesure ;
- matériels professionnels.
La partie générale actuellement référencée par l’IEC comprend notamment IEC 60320-1.
IEC 60958 – L’audio numérique
Dans le domaine de l’audio numérique, la famille IEC 60958 est particulièrement importante.
Elle décrit une interface série, unidirectionnelle et autosynchronisée permettant l’interconnexion d’équipements audio numériques professionnels ou grand public.
Cette famille de normes est notamment liée à des interfaces que l’on retrouve autour des technologies S/PDIF et de l’audio numérique professionnel.
C’est un bon exemple montrant que l’IEC ne s’occupe pas uniquement de prises électriques ou de sécurité électrique.
Elle intervient également dans la définition d’interfaces numériques.
Normalisation et conformité : deux notions différentes
Il est important de distinguer :
la normalisation
et :
l’évaluation de la conformité.
Une norme décrit des caractéristiques, des exigences ou des méthodes.
Il faut ensuite éventuellement déterminer si un produit respecte réellement ces exigences.
C’est ce que l’on appelle l’évaluation de la conformité, ou Conformity Assessment.
L’IEC définit celle-ci comme l’ensemble des activités permettant de déterminer si un produit, un système ou un service répond aux exigences définies dans une spécification.
Cela peut notamment passer par :
- des mesures ;
- des essais ;
- des inspections ;
- des audits ;
- des certifications.
Les systèmes d’évaluation de conformité de l’IEC
L’IEC ne se contente pas de publier des normes. Elle administre également des systèmes internationaux d’évaluation de la conformité.
Le principe est particulièrement important dans le commerce international.
Supposons qu’un produit électrique soit fabriqué dans un pays puis exporté dans plusieurs dizaines d’autres pays.
Si chacun exigeait exactement les mêmes essais réalisés par un laboratoire différent, le fabricant devrait effectuer les mêmes tests un très grand nombre de fois.
Les systèmes de reconnaissance internationale permettent de faciliter l’acceptation de certains résultats d’essais et certifications entre différents organismes participants.
Cela réduit la duplication des essais tout en conservant un cadre technique commun.
Une norme IEC est-elle obligatoire ?
Pas nécessairement.
C’est une notion fondamentale à comprendre.
Une norme technique n’est pas automatiquement une loi.
L’IEC publie des normes internationales, mais elle n’est pas le gouvernement d’un pays et ne crée pas directement les obligations juridiques nationales.
Une norme peut néanmoins devenir extrêmement importante lorsqu’elle est :
- adoptée au niveau national ;
- adoptée au niveau européen ;
- citée dans une réglementation ;
- utilisée pour démontrer la conformité à certaines exigences ;
- imposée dans un cahier des charges ;
- exigée contractuellement.
La norme devient alors une référence incontournable dans le contexte concerné.
Comment une norme IEC devient-elle une norme européenne ?
Les normes internationales peuvent être reprises dans des systèmes régionaux ou nationaux.
L’IEC indique que ses normes peuvent être adoptées comme normes régionales ou nationales selon des mécanismes de normalisation définis à cet effet.
On peut alors rencontrer différentes formes de références.
Par exemple :
IEC 62368-1
peut avoir une adoption européenne référencée :
EN IEC 62368-1
et une adoption française pouvant apparaître sous la forme :
NF EN IEC 62368-1
La succession des préfixes permet donc de connaître le niveau auquel le document a été adopté.
On peut simplifier le principe ainsi :
IEC → norme internationale
↓
EN IEC → adoption européenne
↓
NF EN IEC → adoption française d’une norme européenne issue de l’IEC
Il ne s’agit pas nécessairement de trois technologies différentes.
Il peut s’agir de différentes adoptions d’un même travail de normalisation.
L’IEC et le marquage CE
Une confusion fréquente consiste à penser que :
IEC = certification CE
Ce n’est pas le cas.
Le marquage CE appartient au système réglementaire européen.
L’IEC est une organisation internationale de normalisation.
Une norme IEC ou son adoption européenne peut néanmoins servir de référence technique dans un processus permettant de démontrer que certaines exigences réglementaires sont respectées.
Il faut donc distinguer :
la réglementation, qui impose des exigences ;
et :
la norme, qui fournit des spécifications techniques et éventuellement des méthodes permettant de satisfaire ou de vérifier certaines exigences.
IEC, ISO et UIT : quelles différences ?
Trois organismes internationaux sont particulièrement importants dans les domaines techniques :
- IEC ;
- ISO ;
- UIT.
Ils travaillent parfois ensemble, mais leurs domaines historiques sont différents.
IEC
International Electrotechnical Commission
Principal domaine :
électricité, électronique et technologies associées.
ISO
International Organization for Standardization
L’ISO traite d’un très grand nombre de domaines techniques et industriels.
Son champ d’activité est beaucoup plus large et ne se limite pas à l’électrotechnique.
UIT
Union internationale des télécommunications
En anglais :
ITU – International Telecommunication Union
L’UIT travaille principalement dans les domaines liés :
- aux télécommunications ;
- aux réseaux ;
- aux radiocommunications ;
- à certaines technologies de transmission.
Lorsque l’ISO et l’IEC travaillent ensemble
Les frontières entre informatique, électronique, télécommunications et audiovisuel ne sont évidemment pas toujours parfaitement définies.
L’ISO et l’IEC peuvent donc travailler ensemble sur certaines normes.
C’est la raison pour laquelle on rencontre des références commençant par :
ISO/IEC
Un très bon exemple dans le domaine audiovisuel est :
ISO/IEC 13818
Cette famille de normes concerne MPEG-2.
La présence des deux acronymes indique qu’il s’agit d’un travail de normalisation commun à l’ISO et à l’IEC.
Norme, certification et réglementation : attention aux confusions
Ces trois notions sont régulièrement confondues.
La norme
Une norme définit des spécifications, des méthodes ou des exigences techniques.
Exemple :
IEC 60529
définit notamment le système des degrés de protection IP.
La certification
Une certification consiste à faire attester, selon un processus défini, qu’un produit, système ou organisme répond à certains critères.
Ce n’est donc pas la même chose que rédiger une norme.
La réglementation
Une réglementation provient d’une autorité compétente et crée des obligations juridiques.
Elle peut éventuellement utiliser ou citer des normes techniques.
On peut donc retenir :
Norme ≠ certification ≠ réglementation
même si ces trois éléments peuvent être étroitement liés.
Qui est membre de l’IEC ?
L’organisation de l’IEC repose sur des comités nationaux.
L’adhésion à l’IEC est réalisée au niveau des pays : ce ne sont pas directement les entreprises ou les particuliers qui deviennent membres de l’IEC.
Chaque membre est représenté par un National Committee, chargé de représenter les intérêts électrotechniques du pays concerné dans les activités de l’organisation.
Ces structures permettent de faire remonter les contributions nationales jusqu’aux groupes internationaux responsables de la normalisation.
Pourquoi la normalisation internationale est-elle importante ?
La normalisation peut parfois sembler très administrative lorsque l’on regarde simplement une référence telle que :
IEC 60958-1:2021
Pourtant, les conséquences sont extrêmement concrètes.
Améliorer l’interopérabilité
Lorsque plusieurs fabricants respectent la même spécification, leurs équipements ont davantage de chances de fonctionner correctement ensemble.
C’est indispensable dans des systèmes complexes composés de matériels provenant de nombreux constructeurs.
Améliorer la sécurité
Les normes permettent d’établir des méthodes communes pour identifier et limiter certains risques.
Dans le domaine électrique, ces risques peuvent notamment concerner :
- l’électrocution ;
- les températures excessives ;
- les incendies ;
- les défauts d’isolation ;
- les surtensions ;
- les risques mécaniques.
Faciliter les mesures
Une caractéristique technique n’a d’intérêt que si tout le monde la mesure de manière comparable.
Les normes peuvent donc décrire très précisément :
- le matériel de mesure ;
- les conditions de mesure ;
- la méthode utilisée ;
- les tolérances ;
- les critères permettant d’interpréter le résultat.
Faciliter les échanges internationaux
Une norme internationale limite la multiplication de spécifications techniques incompatibles entre différents pays.
Un constructeur peut ainsi concevoir un produit autour de références largement reconnues internationalement.
L’IEC souligne justement le rôle de ses normes et systèmes d’évaluation de conformité dans la compatibilité, la sécurité et le fonctionnement commun des technologies électriques et électroniques à l’échelle mondiale.
Comment lire une référence IEC ?
Prenons comme exemple :
IEC 60958-1:2021
Cette référence contient plusieurs informations.
IEC
indique l’organisation responsable de la norme.
60958
correspond à la famille ou au numéro de la norme.
-1
correspond ici à une partie spécifique de cette famille.
2021
indique l’année de publication de cette édition.
Une norme peut effectivement être divisée en plusieurs parties lorsque le sujet traité est trop vaste pour tenir dans un seul document.
Il est donc important de ne pas considérer :
IEC 60958
et :
IEC 60958-1
comme des références nécessairement interchangeables.
Pourquoi trouve-t-on une année après le numéro d’une norme ?
Une norme évolue.
L’année permet donc d’identifier l’édition concernée.
C’est particulièrement important dans les documents professionnels.
Écrire simplement :
conforme à IEC XXXXX
peut parfois manquer de précision si plusieurs éditions existent.
Une spécification technique peut donc préciser une référence avec son année afin d’identifier exactement le document applicable.
Où trouve-t-on les normes IEC ?
L’IEC met notamment à disposition son IEC Webstore, qui permet de rechercher les différentes publications officielles.
Contrairement à de nombreuses ressources librement accessibles sur Internet, le texte complet d’une norme IEC est généralement un document protégé par le droit d’auteur et peut être commercialisé par l’organisation ou les organismes nationaux compétents. L’IEC précise également que ses normes sont protégées par copyright.
On peut néanmoins généralement consulter publiquement certaines informations :
- le numéro de la norme ;
- son titre ;
- son domaine ;
- son édition ;
- sa date de publication ;
- son statut ;
- un résumé de son contenu.
Pour un usage professionnel nécessitant l’application exacte des prescriptions, il faut travailler à partir du texte officiel de la norme applicable.
Un exemple dans une installation audiovisuelle
Prenons une installation audiovisuelle professionnelle composée de :
- caméras ;
- mélangeurs vidéo ;
- amplificateurs ;
- écrans ;
- équipements réseau ;
- ordinateurs ;
- haut-parleurs ;
- alimentations électriques.
L’IEC peut intervenir indirectement à de nombreux niveaux.
Des normes peuvent concerner :
les connecteurs d’alimentation ;
la sécurité électrique des appareils ;
les interfaces audio numériques ;
la compatibilité électromagnétique ;
les composants électroniques ;
les méthodes de mesure ;
les degrés de protection des enveloppes.
Un technicien audiovisuel peut donc utiliser quotidiennement des technologies directement ou indirectement liées aux normes IEC sans nécessairement s’en rendre compte.
Pourquoi un technicien doit-il connaître l’IEC ?
Il n’est évidemment pas nécessaire de connaître par cœur les milliers de normes existantes.
Il est en revanche très utile de comprendre comment fonctionne une référence normative.
Lorsque l’on rencontre :
IEC 60529
dans une documentation, il faut comprendre qu’il ne s’agit pas d’un simple nom commercial.
Il existe derrière cette référence :
- un document technique ;
- un domaine d’application ;
- des définitions ;
- des méthodes ;
- des critères ;
- une édition précise.
Cette compréhension permet de mieux interpréter :
- les fiches techniques ;
- les cahiers des charges ;
- les certifications ;
- les rapports de laboratoire ;
- les documentations constructeurs ;
- les appels d’offres ;
- les exigences réglementaires.
Ce qu’il faut retenir sur l’IEC
L’IEC – International Electrotechnical Commission, ou CEI – Commission électrotechnique internationale, est une organisation internationale de normalisation spécialisée dans les domaines de l’électricité, de l’électronique et des technologies associées.
Fondée en 1906, elle fournit un cadre international dans lequel des experts issus de nombreux pays élaborent des normes techniques communes.
Ces normes peuvent définir :
- des caractéristiques techniques ;
- des méthodes de mesure ;
- des interfaces ;
- des classifications ;
- des exigences de sécurité ;
- des méthodes d’essai.
On rencontre ainsi des références comme :
IEC 60529 pour les degrés de protection IP ;
IEC 60320 pour certaines familles de connecteurs d’alimentation ;
IEC 60958 pour des interfaces audio numériques.
L’IEC intervient également dans le domaine de l’évaluation de la conformité, afin de faciliter la reconnaissance internationale des essais et certifications.
Enfin, une distinction essentielle doit toujours être conservée :
une norme IEC n’est pas automatiquement une loi.
Une norme constitue avant tout une référence technique internationale. Elle peut ensuite être adoptée au niveau européen ou national et être utilisée dans différents contextes réglementaires, contractuels ou industriels.
Comprendre le fonctionnement de l’IEC permet ainsi de mieux comprendre une grande partie de l’environnement normatif que l’on rencontre quotidiennement dans les métiers de l’électricité, de l’électronique, de l’informatique et de l’audiovisuel.




